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MST : les 18-35 ans sont prudents dans leurs comportements mais encore peu informés

Les jeunes Français de 18 à 35 ans adoptent des comportements prudents en matière de sexualité mais présentent des lacunes en matière de connaissance sur les MST.

 

Selon l’étude* conduite par Harris Interactive pour le Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues (SNDV) à l’occasion de la première journée nationale de prévention et d’information sur les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) 7 personnes sur 10 ignorent ou interprètent mal les signes d’une MST (brûlure, écoulement, ulcération). 3 sur 10 ignorent que les MST sont transmissibles par voie anale et plus d’1 sur 10 (12 %) pense que le psoriasis est une MST.

Toutefois, 8 personnes sur 10 reconnaissent que le préservatif est la meilleure protection et plus de la moitié (52 %) des 18-35 ans déclarent avoir demandé à leur médecin un dépistage pour savoir où ils en étaient avec le VIH.

Les Français âgés de 18 à 35 ans identifient bien certaines maladies sexuellement transmissibles (MST) comme le SIDA (96 %), l’herpès génital (76 %), la syphilis (75 %) ou les poux pubiens (63 %), plus connus sous le terme de « morpions », tout en étant moins familiers aux 18-24 ans (56 %). Viennent ensuite les papillomavirus, les chlamydias et les hépatites B et C, connues comme MST par moins de 50 % des personnes interrogées.

Les 6 autres pathologies – les infections à mycoplasmes, la gonococcie, les condylomes, le chancre mou, les infections à trichomonas et la maladie de Nicolas Favre – ne sont connues que par moins de 20 % des 18-35 ans. Surtout, certaines maladies sont considérées à tort comme des MST par 37 % des répondants : l’hépatite A, le psoriasis, la lèpre, la tuberculose ou encore la maladie de Crohn.

S’ils pensaient être exposés à un risque de MST, les adolescents et les jeunes adultes interrogés se tourneraient d’abord vers le milieu médical (77 %), notamment chez leur médecin généraliste
(55 %) mais très rarement chez un dermatologue (4 %) ; plus de la moitié (58 %) en parleraient
aussi à un proche mais plus d’un sur quatre (26 %) déclare qu’il essaierait de trouver une solution par lui-même, notamment parmi les 18-24 ans (30 %). On notera que les femmes sont 53 % à prévenir leur partenaire du risque contre seulement 42 % des hommes.

Bien que plus de 8 personnes interrogées sur 10 (84 %) considèrent que le préservatif est la meilleure protection contre les MST, ils ne sont que 54 % à l’utiliser systématiquement lors des rapports sexuels, un tiers déclare ne l’utiliser qu’avec des partenaires occasionnels et plus de la moitié (51%) déclarent ne pas toujours avoir de préservatif sur eux.

Demander à leur futur partenaire une preuve de non infection au VIH est envisageable pour 45 % des 18-35 ans et 50 % des femmes (contre 41 % des hommes). En revanche, 15 % des personnes interrogées pensent qu’il n’est pas nécessaire de prévenir leur partenaire s’ils ressentent les signes d’une possible MST.

Les 18-35 ans connaissent mal les signes et les voies de contamination d’une MST. D’une manière générale, entre un quart et un tiers des répondants ne savent pas se prononcer sur ces questions. Une part non négligeable craint des risques de contamination là où il n’y en a pas ou très peu : 27 % pensent pouvoir être contaminés en utilisant la brosse à dent de quelqu’un, 22 % pensent que les MST sont uniquement transmissibles par les voies sexuelles, et un peu plus de 15 % craignent de se faire tatouer ou de contracter une MST chez le dentiste.

Rappelons que, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), plus d’un million de personnes contractent chaque jour une MST dans le monde. Le Syndicat National des Dermatologues- Vénéréologues constate une recrudescence des cas de MST dans leurs consultations, comme en témoigne le retour de la syphilis, avec 4000 à 5000 nouveaux cas par an.

Pour sensibiliser le grand public et les jeunes en particulier, le SNDV a décidé de mettre en place
deux outils d’information :

  • une application gratuite « MSTRisk », disponible sur l’App store et Google play, qui aborde les MST de manière très graphique et pédagogique par le biais des symptômes, ce qui est innovant en la matière.
  • La création d’un site « MSTprevention.com » qui présente, dans un langage accessible à tous, les différentes MST, les modes de transmission, les symptômes et les traitements. Chacun de ces outils renvoie sur l’annuaire des dermatologues par localité.
* Sondage réalisé par Harris Interactive pour le SNDV du 22 au 29 février 2016 par un questionnaire en ligne sur un échantillon représentatif de 500 Français de 18 à 35 ans (respect des quotas par âge, sexe et régions).

Cet article vous a été proposé, rédigé et validé par un membre du SNDV, médecin dermatologue.
Dernière date de mise à jour : 11/04/2016
Les auteurs des contenus du site reconnaissent ne pas avoir de liens d'intérêt avec les traitements proposés et les sujets traités.

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